Chroniques

 
L'ŒIL DU PHILOSOPHE


Chaque jeudi, dans le Monde des Livres, la chronique de Roger-Pol Droit Figures libres traite d'un essai qui vient de paraître.


2 500 ans sans viande, ou avec


En entrée, un assortiment de définitions, histoire de réviser son vocabulaire. « Carnistes » : ceux qui adoptent la représentation du monde, et le mode de vie, des mangeurs de chair. Leurs doctrines soutiennent notamment qu’ingérer des animaux est bon pour la santé, indispensable à la croissance, inscrit dans la nature de l’homme ou conforme à la volonté de Dieu. Les carnistes ignorent qu’ils le sont, comme Monsieur Jourdain ne savait qu’il faisait de la prose, tant que des végétariens ne viennent pas s’opposer à eux. « Végétariens » : ceux qui ne mangent ni viande ni poisson – et pas de crustacés non plus. « Végétaliens » : que des végétaux et céréales, aucun produit animal, donc ni lait, ni œufs, ni fromage. « Végans » : idem, mais ces derniers refusent, en outre, tous les produits dérivés de l’exploitation des animaux (cuirs, laines, fourrures, etc.) ou testés sur eux (cosmétiques, médicaments).

Le Monde | 22 janvier 2015


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Chaque Vendredi, dans le quotidien Les Echos, Roger-Pol Droit scrute en philosophe un fait d'actualité.


Mai 1968 - janvier 2015


Des dates charnières, il y en a peu dans l’histoire. Ce sont ces moments intenses, dont la force s’impose, d’emblée, avec éclat. Mais dont la portée profonde ne se perçoit que lentement, parce qu’elle est multiple, complexe, surchargée de sens disparates. Pour la France contemporaine, Mai 68 et janvier 2015 sont dans ce cas. Ces deux nébuleuses – brassant quantité de mots, d’images, de faits, de partis pris, de conséquences à long terme – n’ont pas seulement en commun d’avoir vu descendre dans les rues des millions de gens. Dans les deux cas, c’est tout l’imaginaire qui se révèle mobilisé, travaillé, redistribué. Les représentations de la société, de son avenir, de ses règles, se retrouvent différemment agencées. Scruter leurs différences en apprend long sur l’évolution de notre société.

Les Echos | 22 janvier 2015


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ACTUALITÉS

Petites expériences de philosophie entre amis



 

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COMMENT VONT LES CHOSES
production Théâtre du Rond-Point, texte publié aux éditions Odile Jacob (2003) et Poche Odile Jacob (2005)

 

SI JE N'AVAIS PLUS QU'UNE HEURE À VIVRE
ODILE JACOB
110p.
12,90€


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Présentation :

Un philosophe-poète part à la rencontre des choses. Il tombe sur un bol, un trombone, un congélateur, une poubelle. Ils ont des choses à se dire. Au début, ça surprend. Le bol rassure, le trombone se la joue éthique, le congélateur flirte avec la mort. On saisit vite que ce drôle de voyage en terre méconnue concerne tout le monde. Chacun vit nuit et jour au milieu d’un peuple d’objets sans les voir et sans entendre ce qu’ils expriment. Il est temps de chercher comment vont les choses, quitte à paniquer, s’affoler, s’amuser. C’est un jeu que chacun peut pratiquer. Une fois déclenché, il n’y a plus moyen d’y mettre fin...


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Présentation :

« Si je n’avais plus qu’une heure à vivre, une heure seulement, exactement, inéluctablement, qu’en ferais-je ? quels actes accomplir ? que penser, éprouver, vouloir ?
quelle trace laisser ?
car dès lors tout devient plus intense, plus urgent et plus dense 
il faut écarter les illusions, les trompe-l’œil, ôter le superflu, aller à l’essentiel, direct, 
mais il est où, l’essentiel ? » Chacun de vous y a déjà songé au moins une fois. Un exercice radical, décisif, percutant. Et si, à votre tour, vous n’aviez qu’un moment pour dresser le bilan, pour vous souvenir, pour chercher ce qui, pour vous, compte le plus ?


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